Platine N°206 : Uncharted 4 – A Thief’s End, La conclusion d’une décennie d’aventure

C’est enfin fait ! Le fameux « bling » tant attendu a retenti dans mon salon ce 30 avril 2026. Ce n’est pas n’importe quel trophée, c’est mon 206ème Platine, et il vient couronner l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la PlayStation : Uncharted 4 : A Thief’s End. Si l’aventure de Nathan Drake est une épopée, mon propre parcours pour décrocher cette récompense ultime a été un véritable marathon de patience et de passion.

Une boucle bouclée : 10 ans de vie partagée

Il est important de préciser une nuance de taille : je n’ai pas passé dix ans à m’acharner sur ce Platine. Entre-temps, j’ai exploré des centaines d’autres mondes et fait tomber plus de 200 autres trophées. Mais la symbolique est magnifique : j’ai lancé ce jeu pour la toute première fois le 25 mai 2016, pile au moment de sa sortie.

Mon histoire avec ce titre s’est écrite par intermittence : une immersion intense au printemps 2016, des retrouvailles en 2017, une incursion dans le multijoueur en 2021, pour enfin arriver à ce grand nettoyage de printemps en avril 2026. Voir ce Graal tomber presque dix ans jour pour jour après mon premier trophée donne une saveur incroyable à l’accomplissement. Et le 100 % total est à portée de main : il ne me reste plus que trois trophées sur le mode Survie, dont le fameux défi des 3 étoiles en Extrême. Autant vous dire que lorsque vous lirez ces lignes, la complétion totale sera sans doute déjà affichée !

Une narration humaine et un Nathan Drake plus intime

L’histoire d’Uncharted 4 m’a profondément marqué par sa justesse. Le scénario trouve un équilibre rare : ce n’est ni trop long, ni trop court, chaque chapitre semble nécessaire. Ce qui m’a le plus touché, c’est de voir Nathan tenter de raccrocher ses gants d’aventurier pour construire une vie normale avec Elena. On sent ce conflit intérieur permanent : il veut être cet homme posé, mais l’appel de l’aventure le fait toujours vibrer au plus profond de lui (avec Sam en guise d’étincelle…).

Les relations humaines sont au cœur de cet opus. Les retrouvailles avec Elena au milieu du jeu sont poignantes. On sort de l’action pure pour entrer dans une sphère plus émotionnelle, faite de disputes, de silences pesants et de réconciliations sincères. Il y a une véritable lecture secondaire derrière la chasse au trésor. Naughty Dog a aussi parfaitement géré le vieillissement des personnages. On les découvre enfants, jeunes adultes, puis dans la force de l’âge avant d’arriver à cet épilogue où ils ont vieilli et semblent prêts à passer le flambeau.

Le jeu est aussi un immense hommage à la saga. Que ce soit dans le grenier de Nathan au début, rempli de reliques des épisodes 1, 2 et 3, ou à travers les dialogues de Samuel qui questionne sans cesse Nathan sur ses exploits passés, on sent que c’est une lettre d’adieu à un ami de longue date.

L’architecture Pirate : De l’Urbex en version vidéoludique

Si le jeu reste un « couloir » narratif, il offre une liberté d’approche inédite. J’ai adoré le fait qu’il y ait souvent plusieurs chemins, plusieurs manières d’accéder à un même point de contrôle. Mais mon véritable coup de cœur va aux environnements de la dernière partie du jeu.

En arrivant dans les cités pirates de Libertalia, j’ai pris une claque visuelle et artistique. Ces maisons magnifiques datant des années 1700-1800, avec leurs moulures, leurs charpentes massives et leur architecture si particulière, m’ont fasciné. C’est comme si je faisais de l’Urbex de luxe. Contrairement aux civilisations de pierre très anciennes des précédents jeux, on a ici un sentiment de proximité historique. J’aurais adoré me balader dans ces rues à l’époque de leur splendeur. En explorant ces ruines, on essaie de comprendre comment ces gens vivaient, loin des maisons lisses et aseptisées d’aujourd’hui. C’est un voyage dans le temps qui dépasse le simple cadre du jeu vidéo.

La chasse aux trophées : Entre micro-challenges et infiltration

Obtenir le Platine a demandé de la rigueur, notamment sur certains trophées emblématiques de la série ou de nouveaux défis plus corsés :

  • Le Speedrun (Moins de 6 heures) : C’était ma plus grande crainte. Je déteste jouer avec un chrono qui tourne. Pourtant, j’ai fini en 5h03. Une avance de presque une heure qui reste l’une de mes plus belles fiertés sur ce jeu ! (PS, matez ma redif du live Twitch sur ma chaine VOD YouTube !)
  • Le mode Extrême : Un classique. Honnêtement, avec les bonus (munitions illimitées, choix des armes), c’est bien plus simple que le mode « Brutal » de la trilogie originale. C’est un Platine plus accessible, mais qui demande tout de même de la concentration.
  • Les trophées de combat spécifiques : On retrouve les plaisirs de la saga comme le trophée « Saute-mouton » (alterner corps à corps et tir sur 10 ennemis) ou les enchaînements précis (furtif, corps à corps, tête et grenade). On ne fait jamais ça naturellement, ce qui transforme certains passages en véritables micro-puzzles d’action.
  • L’infiltration pacifique : J’ai beaucoup aimé les nouveaux trophées demandant de traverser des chapitres entiers sans tuer personne ou sans se faire repérer. Cela force à changer radicalement de point de vue : là où 90 % des joueurs foncent dans le tas, on apprend à observer les rondes et à utiliser l’environnement pour se faufiler.

Clins d’œil et immersion : Quand la fiction rattrape la réalité

Le jeu regorge de références savoureuses. On y retrouve bien sûr le trophée Marco Polo, petit rituel de la série où Nathan doit piquer une tête dans un endroit incongru. Mais il y a aussi :

  • Le clin d’œil à Assassin’s Creed : Au sommet d’une tour, Nathan lâche un « Je peux voir ma maison d’ici ! », référence directe aux synchronisations d’Ubisoft.
  • Le Sony Xperia : C’est mon anecdote préférée. Quand Nathan sort son téléphone pour prendre des photos des énigmes, j’ai réalisé que j’avais exactement le même modèle de Sony Xperia à l’époque de ma première partie ! Voir son propre téléphone modélisé avec une telle précision dans un jeu Naughty Dog, c’est un moment d’immersion assez incroyable.
  • Crash Bandicoot : La séquence sur la PS1 originale au début du jeu, puis sa reprise par Cassie dans l’épilogue, est sans doute l’un des plus beaux hommages de l’histoire du jeu vidéo.
  • The Last of Us : On peut également débusquer un « Étrange Pendentif » qui n’est autre qu’un médaillon des Lucioles.

Bémol : Le syndrome hollywoodien

Malgré tout cet amour, j’ai un petit bémol. Par rapport aux jeux précédents, j’ai trouvé qu’Uncharted 4 tombait parfois un peu trop dans la surenchère cinématographique. « Boum-boum » partout, des explosions à chaque coin de rue, la moindre falaise qui s’écroule, rochers qui se brisent comme du verre … si tu croise un pont en bois, des prises sur un mur ou tout autre structure particulière, tu peut être sur qu’il va se passer un truc spécial, on est à 100 % dans le cinéma d’action hollywoodien. J’aurais aimé un peu plus de ces moments de relâchement et de calme, plus « doux », que l’on pouvait trouver dans les premiers épisodes comme la découverte du village de Tenzin dans U2. Ici, l’action est parfois un peu trop saturée, presque surfaite.

Et maintenant ? Uncharted 5 en ligne de mire ?

Avec ce Platine et mon 100 % bientôt bouclé, il ne me reste plus qu’un titre à découvrir dans la saga : le spin-off The Lost Legacy avec Chloé Frazer et Nadine Ross.

Mais l’épilogue d’Uncharted 4 ouvre tellement de portes… Est-ce qu’un Uncharted 5 est envisageable ? Est-ce que nous suivrons les premiers pas de Cassie reprenant le flambeau ? Ou préférez-vous voir Sam, le frère de Nathan, devenir le nouveau visage de la licence dans ses propres galères ? Petites pensées à ZeDadadada qui nous avez fait profiter de ses théories en live !

Laissez un commentaire ci-dessous pour me donner votre avis ! Est-ce que cet univers de pirates vous fascine autant que moi ? Quelles sont vos théories pour la suite ? J’ai hâte de vous lire !

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